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La Direction générale de l’alimentation (DGAL) est au coeur des missions de santé publique vétérinaire mais aussi de santé végétale. Elle veille à la qualité et à la sécurité des aliments, à chacun des maillons de la chaîne alimentaire, de l’élevage des animaux jusqu’à la remise des aliments aux consommateurs ainsi que des matières premières nécessaires à l’élevage des animaux et à la culture des végétaux. Tous les ans, nous sommes confrontés à une nouvelle menace émergente, contre une tous les 15 ans il y a 40 ans. En outre, comme l’indique l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), 75 % des maladies animales émergentes sont transmissibles à l’homme. La détection précoce et la réaction rapide sont les maîtres-mots de l’organisation sanitaire. Prévention et anticipation sous-tendent toutes les stratégies à définir et les organisations à mettre en place, en veillant à assurer une étroite concertation entre les différents acteurs : pouvoirs publics, éleveurs et agriculteurs, industriels et artisans, distributeurs, vétérinaires, techniciens, laboratoires, experts scientifiques…
Un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux préconisait la constitution d’une association régie par la loi du 1er juillet 1901.
Ainsi est né, le 19 octobre 2010, le « réseau de santé publique publique vétérinaire » ayant pour vocation de rassembler les cadres de la santé publique vétérinaire et plus généralement les cadres des sciences et domaines du vivant et de l’environnement.
Son siège a été fixé à l’École nationale vétérinaire d’Alfort (Val-de-Marne), pôle d’excellence reconnu en matière de santé publique vétérinaire.
A l’occasion des manifestations organisées pour célébrer le 40e anniversaire de l’EISMV, la biographie de quelques personnalités qui ont grandement contribué à la mise en place de la médecine vétérinaire en Afrique de l’ouest est rapportée, montrant la transition rapide qui s’est opérée entre la conduite de cette école au début de l’institution, par des universitaires français très rapidement relayés par des collègues africains d’abord formés dans les écoles vétérinaires françaises puis à l’Ecole inter-états des sciences et médecine vétérinaires de Dakar.
L’échographie est un outil complémentaire non invasif intéressant lors des affections de l’appareil myoarthrosquelettique. Les tissus mous peuvent être échographiés lors de traumatisme ou d’infection des tendons, muscles ou ligaments pour évaluer l’étendue des lésions, mais également pour identifier et localiser la présence de corps étrangers ou d’abcès profond dans le muscle. L’échographie des articulations peut également révéler la présence de lésions osseuses articulaires (fragment, lyse) de même que des lésions sur les ménisques ou ligaments. Les articulations plus proximales comme l’épaule ou la hanche seront intéressantes à échographier notamment lors de luxation coxo-fémorale car la radiographie de ces régions n’est pas toujours facile à cause de l’épaisseur musculaire. L’échographie osseuse est également utile pour évaluer l’intégrité des plaques de croissance et des surfaces osseuses mais aussi dans le suivi postopératoire de la pose d’un implant osseux chirurgical.
L’examen échographique a pris un essor considérable en médecine bovine et dépasse maintenant largement le simple examen de l’appareil reproducteur [1, 3]. Le principe de l’échographie repose principalement sur l’émission d’ultrasons à partir d’un émetteur, puis la réception de ces mêmes ultrasons, après que ces derniers ont pénétré, puis ont été réfléchis à l’issue de leur passage dans des milieux donnés (tissus à examiner). A partir des ultrasons réceptionnés, l’appareil échographique va générer une image en noir et blanc qui va permettre de représenter plus ou moins fidèlement les tissus ou milieux acoustiques traversés. Les ondes acoustiques utilisées dans les sondes échographiques varient généralement de 2 à 12 MHz. Chaque tissu du corps a une impédance qui lui est propre. L’impédance est le paramètre qui définit la capacité du tissu à laisser passer une partie du faisceau d’ultrasons. L’air a une impédance faible, c’est-à-dire qu’il réfléchit tous les ultrasons. L’os a une impédance élevée car il réfléchit et absorbe tous les ultrasons. Les tissus mous (graisse, sang, muscle...) ont une impédance moyenne et ne réfléchissent qu’une faible portion du faisceau d’ultrasons. Ces derniers laissent donc passer une grande quantité d’ultrasons en profondeur, ce qui permet leur diffusion dans les tissus situés en profondeur.
La fièvre de la Vallée du Rift est une arbovirose à l’origine d’épizooties et d’épidémies, essentiellement en Afrique subsaharienne et en Egypte. La propagation de la maladie à la Péninsule arabique en 2000 pose la question d’une extension à l’Europe. D’autres arboviroses comme la fièvre catarrhale ovine en Europe et le West Nile aux Etats-Unis, ont démontré leur capacité à émerger dans de nouvelles régions. L’analyse des causes d’apparition des foyers passés de fièvre de la Vallée du Rift et l’examen des différents modes possibles de transfert de l’agent, conduisent à considérer comme hautement probable l’introduction du virus en Europe, à une échéance impossible à évaluer. Dès lors, il est impératif de préparer cet événement et de faire preuve d’une grande vigilance afin de détecter précocement l’introduction du virus et de mettre en œuvre les actions de lutte appropriées.
L’anémie infectieuse des équidés est une maladie ancienne qui sévit encore dans différentes régions françaises avec une prévalence et une incidence faibles. Elle est due à l’infection persistante par un lentivirus qui peut s’exprimer cliniquement par des épisodes récurrents essentiellement caractérisés par une hyperthermie, une anémie et une thrombopénie lors de virémie ; elle peut rester, en dehors de ces accès, parfaitement asymptomatique ou se traduire par une altération progressive de l’état général, par des troubles nerveux, respiratoires, circulatoires ou cutanés. Elle peut être reproduite expérimentalement et constitue un modèle d’étude de la variation antigénique de ces virus, de l’adaptation de la réponse immunitaire de l’hôte infecté et de vaccination en rétrovirologie.
La Société Vétérinaire Pratique a pour objectif essentiel l’étude des questions intéressant les vétérinaires du point de vue scientifique et sous l’angle de la pratique.
Le bulletin de la Société publie, en langue française, les types de manuscrits suivants :
des communications, de 10 pages maximum ; (...)
A l’occasion des 121 ans de notre association, notre confrère, ancien président (1991) et ami Jean-Louis Savary nous a présenté la Société Vétérinaire Pratique de France : son histoire, ses statuts, ses hommes (Bull. Soc. Vét. Prat. de France, mars/avril 2001, T. 85, n° 2), en rappelant l’origine de la (...)