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La première séance de l’année 2011 est consacrée à l’Assemblée générale de la Société vétérinaire pratique de France, assemblée au cours de laquelle, comme le prévoient les statuts, sont présentés et soumis à vote, les rapports sur la gestion du bureau 2010, sur la situation financière et morale de l’Association, sur les comptes clos, sur les prévisions concernant le budget 2011 et sur le renouvellement annuel des membres du bureau.
La séance du 9 février, première des quatre prévues pour l’année 2011 (9 février, 8 juin, 12 octobre et 14 décembre) comprend les trois phases, habituelles en l’occurrence :
Le bureau, tout en assurant l’animation et la gestion de la Pratique, s’est livré à une profonde réflexion sur les créneaux à privilégier pour les prochaines années à savoir la santé publique, la pathologie comparée et l’environnement et entend soumettre ses propositions au vote des membres présents. Il a conscience que le bilan de l’année 2010 n’est pas à la hauteur du travail accompli et de ce qui est impératif pour notre association. Ainsi, la publication du bulletin, en 2010, a encore été perturbée : malgré une demande initiale claire et précise et des rappels pressants, des auteurs ont fourni avec bien du retard voire n’ont pas fourni leur texte ; et, pour compléter le tableau, l’imprimeur a mis subrepticement la clé sous le paillasson !
Aussi, le dynamisme et le soutien de nos membres, à l’exception de ceux d’un de nos membres du Nord, n’ont pas été suffisants pour nous aider à infléchir la tendance. Enfin, la situation financière reste très préoccupante du fait d’une ponction constante de notre capital. Toutefois, le bureau croit au possible succès des options retenues et la majorité des membres du bureau a accepté d’être reconduite pour participer à leur mise en œuvre.
Au cours de la partie technique, deux communications font une excellente introduction aux nouvelles orientations, la seconde témoignant tout particulièrement de la pertinence des choix du bureau :
Les président et vice-président sont, en très grande partie, responsables du franc succès de cette séance. Le nombre d’assistants y a été très supérieur à celui des autres années et laisse, peut-être, augurer d’un renouveau salvateur ! Le traditionnel pot de l’amitié s’en est largement ressenti et les discussions, animées, en furent d’autant prolongées.
La Direction générale de l’alimentation (DGAL) est au coeur des missions de santé publique vétérinaire mais aussi de santé végétale. Elle veille à la qualité et à la sécurité des aliments, à chacun des maillons de la chaîne alimentaire, de l’élevage des animaux jusqu’à la remise des aliments aux consommateurs ainsi que des matières premières nécessaires à l’élevage des animaux et à la culture des végétaux. Tous les ans, nous sommes confrontés à une nouvelle menace émergente, contre une tous les 15 ans il y a 40 ans. En outre, comme l’indique l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), 75 % des maladies animales émergentes sont transmissibles à l’homme. La détection précoce et la réaction rapide sont les maîtres-mots de l’organisation sanitaire. Prévention et anticipation sous-tendent toutes les stratégies à définir et les organisations à mettre en place, en veillant à assurer une étroite concertation entre les différents acteurs : pouvoirs publics, éleveurs et agriculteurs, industriels et artisans, distributeurs, vétérinaires, techniciens, laboratoires, experts scientifiques…
Un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux préconisait la constitution d’une association régie par la loi du 1er juillet 1901.
Ainsi est né, le 19 octobre 2010, le « réseau de santé publique publique vétérinaire » ayant pour vocation de rassembler les cadres de la santé publique vétérinaire et plus généralement les cadres des sciences et domaines du vivant et de l’environnement.
Son siège a été fixé à l’École nationale vétérinaire d’Alfort (Val-de-Marne), pôle d’excellence reconnu en matière de santé publique vétérinaire.
Cette présentation relate un exemple d’intervention de césarienne réalisée par la ligne blanche sous anesthésie générale. Ce cas montre les différentes étapes ; du vétérinaire référent, la gestion à son arrivée en clinique, le temps chirurgical, les soins post-opératoires et les complications éventuelles observées sur les quelques 70 cas réalisés à la clinique.
L’anémie est un signe clinique qui est peu spécifique et qui est rencontré lors de nombreuses affections chez les bovins (3, 4). Sa définition en pathologie clinique est la suivante : elle se caractérise par la diminution du taux d’hémoglobine fonctionnel. L’hémoglobine étant contenue dans les globules rouges, l’anémie est donc très fréquemment associée à une diminution concomitante des globules rouges et/ou de la concentration des hématies en hémoglobine. La connaissance de la physiopathologie des anémies ainsi que des différentes causes d’anémies est donc fondamentale puisque cela permet d’orienter le diagnostic différentiel, de proposer les examens complémentaires adéquats ainsi que d’adapter la thérapeutique en fonction du cas.
La première partie de cet article est une synthèse des connaissances de base concernant les différentes Babesia (divergens, bovis, bigemina) et Anaplasma marginale. Il y est rappelé la biologie des parasites et de leurs vecteurs ainsi que la clinique provoquée par ces parasites. La deuxième partie est une mise en perspective des différents moyens de gestion utilisables pour contrôler ces hémoparasitoses en fonction du contexte épidémiologique.
Les coliques représentent l’une des principales affections en pratique vétérinaire équine et l’une des toutes premières causes de mortalité chez les chevaux. D’après différentes études rétrospectives réalisées au cours de ces dernières années, le taux de mortalité due à cette affection varie dans le monde entre 3 et 15 %. Elles sont ainsi redoutées à juste titre, que ce soit par les professionnels de la santé animale que nous sommes, ou par tous les gens s’occupant de chevaux, du simple propriétaire amateur au professionnel le plus avisé. Face à un cheval en coliques, le vétérinaire traitant procède à un examen clinique le plus complet possible, lui permettant parfois d’établir un diagnostic causal précis. Cependant, selon diverses études rétrospectives, un diagnostic spécifique ne peut pas être établi dans 72 à 92 % des cas de coliques. La plupart de ces cas sont fort heureusement bénins et rétrocèdent soit spontanément, soit après la mise en place d’un traitement symptomatique. Les autres cas nécessitent une gestion plus approfondie, et parfois leur hospitalisation pour des examens complémentaires, des soins médicaux intensifs ou encore une intervention chirurgicale après réévaluation du cheval à son arrivée en clinique.
Lorsque l’on examine un jeune bovin, quelques particularités sont à prendre en compte pour l’échographie des organes. Principalement, la taille de l’animal juvénile rend possible la visualisation de plusieurs organes abdominaux et thoraciques à l’aide d’une sonde échographique destinée à l’examen du système reproducteur du bovin adulte, ce qui rend l’utilisation de l’échographie chez le veau très accessible dans les cabinets vétérinaires ruraux. Pour ce qui est de l’anatomie particulière du veau, l’évolution de l’organisation des compartiments gastriques ainsi que la régression normale des vestiges ombilicaux doivent être connues du vétérinaire praticien afin de bien interpréter les images obtenues d’un examen échographique abdominal. Nous discuterons ici plus particulièrement des problèmes liés aux vestiges ombilicaux. L’échographie des structures ombilicales est simple et complète bien la palpation ce qui en fait un examen fort utile dans plusieurs situations pathologiques. De plus, l’apprentissage de l’examen échographique des vestiges ombilicaux est des plus aisés pour le vétérinaire novice.
La Société Vétérinaire Pratique a pour objectif essentiel l’étude des questions intéressant les vétérinaires du point de vue scientifique et sous l’angle de la pratique.
Le bulletin de la Société publie, en langue française, les types de manuscrits suivants :
des communications, de 10 pages maximum ; (...)
A l’occasion des 121 ans de notre association, notre confrère, ancien président (1991) et ami Jean-Louis Savary nous a présenté la Société Vétérinaire Pratique de France : son histoire, ses statuts, ses hommes (Bull. Soc. Vét. Prat. de France, mars/avril 2001, T. 85, n° 2), en rappelant l’origine de la (...)